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FILMS : Charulata | Satyajit Ray | 1964 M le Maudit | Fritz Lang | 1931 Festen | Thomas Vinterberg | 1998 Offret | Le Sacrifice | Andrei Tarkovski | 1986 Le Cuirassé Potemkine | S.M. Eisenstein | 1925 Raging Bull | Martin Scorsese | 1980 Brutti Sporchi e Cattivi | Ettore Scola | 1976 The General | Clyde Bruckman, Buster Keaton | 1926 Ladri di Biciclette | Vittorio de Sica | 1948 The Maltese Falcon | John Huston | 1941 Rumble Fish | Francis Ford Coppola | 1983 Les Ailes du Désir | Wim Wenders | 1987 Traité de Bave et d'Eternité | Isidore Isou | 1951 On the Waterfront | Elia Kazan | 1954 Brazil | Terry Gilliam | 1985 Down by Law | Jim Jarmusch | 1986 Alphaville | Jean-Luc Godard | 1965 Scarface | Brian de Palma | 1984 Le Fanfaron | Dino Risi | 1962 Casablanca | Michael Curtiz | 1942 Citizen Kane | Orson Welles | 1941 In Mood For Love | Wong Kar Wai | 2000 Printemps, été, automne, hiver ... et printemps | Kim Ki-Duk | 2003 Dr. Strangelove | Stanley Kubrick | 1964 Third Man | Carol Reed | 1949 The Great Dictator | Charles Chaplin | 1940 Requiem for a Dream | 2000 | Darren Aronofsky Bonnie And Clyde | 1967 | Arthur Penn Les Triplettes de Belleville | 2003 | Sylvain Chomet Singin'in the Rain | 1952 | Stanley Donen et Gene Kelly Antonio das Mortes | Glauber Rocha | 1969 La Haine | 1995 | Mathieu Kassovitz Le Salaire de la peur | 1953 | Henri-Georges Clouzot C'eravamo Tanto Amati | 1974 | Ettore Scola Série Noire | 1979 | Alain Corneau Pink Floyd | Wall | 1982 | Alan Parker A Clockwork Orange | 1971 | Stanley Kubrick La Femme du Boulanger | 1938 | Marcel Pagnol Le Jour se Lève | 1939 | Marcel Carné Hôtel du Nord | 1938 | Marcel Carné Faces | 1968 | John Cassavetes La Nuit du Chasseur | 1955 | Charles Laughton Macadam Cowboy | 1969 | john Schlesinger Douze Hommes en colère | 1957 | Sidney Lumet Fahrenheit 451 | 1966 | Francois Truffaut La Valse des Pantins | 1983 | Martin Scorsese Le Pigeon | 1958 | Mario Monicelli Le Visage | 1957 | Ingmar Bergman Le Beau Serge | 1959 | Claude Chabrol Maarek Hob | 2003 | Danielle Arbid Rosetta | 1998 | Luc et Jean-Pierre Dardenne The Servant | 1963 | Joseph Losey Glenn Ford Quentin Tarantino Shohei Imamura Patrick Dewaere John Cassavetes Il Buono, il Brutto e il Cattivo | The Bad, The Good and The Ugly | Sergio Leone | 1966 Sergio Leone Johnny Got His Gun | Dalton Trumbo | 1971 David Lynch | Rabbits | 2002 David Lynch | Symphony No. 1 : The Dream of the Broken Hearted | 1990 David Lynch | Eraserhead | 1977

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Casablanca | Michael Curtiz | 1942

Casablanca

Année : 1942

Pays : Etats-unis – Drame / Romance - 1h42

Réalisation : Michael Curtiz

Avec : Humphrey Bogart (Richard 'Rick' Blaine), Ingrid Bergman (Ilsa Lund Laszlo), Paul Henreid (Victor Laszlo), Claude Rains (Capitaine Louis Renault, Préfet de Police), Conrad Veidt (Major Heinrich Strasser)...

Infos Allociné :
Genèse du film
Casablanca est l'adaptation d'Everybody comes to Rick. Cette pièce écrite en 1938 par Murray Burnett et sa femme Joan Allison leur est inspirée par la rencontre d'émigrés fuyant le régime nazi. Leur but est d'illustrer leur périple de Marseille à Lisbonne et Casablanca. Début 1942, les droits de l'ouvrage sont achetés par la Warner Bros pour 20 000 dollars, le montant le plus élevé payé jusqu'alors pour une pièce inédite. Aeneas Mackenzie et Wally Kline commencent à travailler sur le scénario avant d'être rapidement remplacés par Julius J. Epstein et Philip G. Epstein. Ils finissent le premier tiers du script et suggèrent Claude Rains et Ingrid Bergman pour le casting. Humphrey Bogart est déjà rattaché au projet. Quelques jours plus tard, les deux frères reçoivent de l'aide d'Howard Koch. Ce dernier étoffe la dimension politique et morale du film. Le producteur Hal B. Wallis souhaitant mettre en valeur la relation amoureuse entre ses deux interprètes principaux envoie le scénario à Casey Robinson qui étoffe cette dimension de l'histoire. Le tournage commence alors fin mai sans que le script soit terminé.





Humphrey Bogart
Casablanca est le rôle déterminant qui permet à Humphrey Bogart d'accèder au statut de star internationale. Le comédien quitte les rôles de detective ou de gangsters qu'ils tenaient dans des films comme Le Faucon Maltais ou La Grande évasion de Raoul Walsh pour se transformer en héros romantique. Sa rencontre avec Lauren Bacall sur Le Port de l'angoisse confirme à partir de 1944 cette direction encore sensible au début des années cinquante dans des films comme L'Odyssée de l'African Queen de John Huston ou Sabrina de Billy Wilder. Entre temps, il tourne quelques rôles à contre-emploi comme ce chercheur d'or dévoré par l'appât du gain dans Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston.

Ingrid Bergman
Quand elle tourne Casablanca, Ingrid Bergman est déjà une star des écrans. La comédienne a triomphé à Hollywood avec le remake américain d'un de ses films suédois, Intermezzo. Elle tient ensuite la vedette dans quelques longs métrages comme Dr Jekyll et Mr Hyde de Victor Fleming. Après le succès de Casablanca, elle poursuit sa carrière aux Etats-Unis tournant notamment trois films avec Alfred Hitchcock parmi lesquels Les Enchaînés. Elle part ensuite pour l'Italie où elle collabore à plusieurs projets de Roberto Rosselini : Stromboli, Europe 51, Voyage en Italie...

A la fin des années cinquante, on retrouve la comédienne chez Jean Renoir ou Stanley Donen. En 1978, Ingmar Bergman lui offre son dernier grand rôle dans Sonate d'automne face à Liv Ullmann.

Un film Warner
Film politiquement engagé du côté des alliés, Casablanca a été produit par la Warner. Depuis les années trente, le studio était très ouverts à des sujets sociaux. Pendant la guerre, la Warner était également très engagée. Le studio a notamment produit Confessions d'un espion nazi d'Anatole Litvak avec Edward G. Robinson en 1939 ou le pro-soviétique Mission à Moscou réalisé par Michael Curtiz juste après Casablanca en 1943.

Un tournage chaotique
Le tournage de Casablanca a été très difficile. Le scénario s'écrivait au jour le jour au grand mécontentement des comédiens. Humphrey Bogart et Michael Curtiz se disputaient souvent. Le comédien devait également subir les colères quotidiennes de sa femme qui pensait qu'il avait une liaison avec Ingrid Bergman. Les principaux acteurs avaient de nombreux doutes sur la qualité du film et étaient préssés d'en finir avec le tournage.

Annonce casting
Lors du lancement du projet Casablanca, Ann Sheridan et Ronald Reagan étaient annoncés comme les possibles interprètes du film. La Warner essayait seulement de faire parler de ces deux acteurs dont les noms ne circulaient plus dans la presse. Pour le rôle de Rick, Humphrey Bogart a été rapidement contacté. George Raft s'est montré très intéressé par le rôle mais n'a jamais réussi à convaincre les studios. Michele Morgan a été contactée pour incarner Ilsa mais ses tarifs étaient bien supérieurs à ceux d'Ingrid Bergman. La production préféra donc engager l'actrice suèdoise. Hedy Lamarr aurait également été approchée pour ce rôle mais elle était liée par contrat à la MGM et ne souhaitait pas travailler sur un projet sans connaître l'intégralité du scénario à l'avance.

Paul Henreid
Paul Henreid a été prêté contre sa volonté à la Warner pour tenir le rôle de Victor Lazlo par Selznick International avec qui il était lié par contrat. Le comédien craignait que ce rôle secondaire dramatique brise sa carrière de jeune premier romantique.

Joy Page
Joy Page qui joue Annina Brandel, la réfugiée bulgare, dans Casablanca est la belle-fille de Jack L. Warner, le chef du studio hollywoodien.

Avion en carton
Limité au niveau du budget, l'équipe de Casablanca ne pouvait pas avoir un véritable avion dans la scène finale. A la place, ils ont utilisé du carton avec comme équipage des nains pour donner l'illusion d'un appareil de taille réelle.

Dernière minute
Ecrit au jour le jour au moment même du tournage, le scénario ne disait pas lequel des deux hommes Ilsa choisirait à la fin. Désorientée par cette incertitude, Ingrid Bergman demanda conseil à Michael Curtiz qui lui repondit de "le jouer entre les deux". Ce n'est que deux semaines avant la fin du tournage que la décision fut finalement prise.

Fin Alternative
En 1987, une copie spéciale de Casablanca fut projetée au Festival du film de Rio avec une fin alternative. Ingrid Bergman n'y prenait pas l'avion. Elle retournait dans les bras d'Humphrey Bogart.

Coupes
Casablanca n'a pas pu sortir en Allemagne pendant la guerre. Le film était considéré par les autorités comme une oeuvre de propagande anti-nazie. Après la fin de la guerre, casablanca fut enfin projeté en Allemagne mais avec 20 minutes de coupes. Toutes les références au nazisme et le personnage du Major Heinrich Strasser ont ainsi été supprimés.





Le Rick's café
Le "Rick's Café American" est inspiré de l'hôtel El Minzah à Tanger.

Curtiz / Bogart
Michael Curtiz et Humphrey Bogart ont tourné sept films ensemble. Casablanca marque leur cinquième collaboration. Avant, les deux hommes ont travaillé sur Le dernier round (1937) avec Edward G. Robinson et Bette Davis, Les Anges aux figures sales (1938) avec James Cagney, La Caravane héroïque (1940) avec Errol Flynn. Michael Curtiz tourne également plusieurs scènes de Marked Woman (1937) dans lequel Bogart tient cette fois-ci la vedette. Après le succès de Casablanca (1942), les deux hommes se retrouvent pour Passage to Marseille (1944) et la comédie La Cuisine des anges (1955).

Dooley Wilson
Le pianiste Sam est interprété par Dooley Wilson. La spécialité de cet acteur afro-américain était pourtant la batterie. Dans Casablanca, il ne fait que semblant de jouer du piano. L'acteur devait copier les mouvements de main d'Elliot Carpenter qui interprétait les vrais morceaux derrière un rideau. Dooley Wilson tournera plusieurs films par la suite parmi lesquels la comédie musicale Symphonie magique d'Andrew Stone. Le rôle de Sam avait été envisagé au départ pour une femme. Hazel Scott, Lena Horne et Edith Fitzgerald ont toutes les trois été envisagées par les producteurs pour jouer dans le film.

Max Steiner
Alors que Casablanca était en post-production, Max Steiner a essayé de s'opposer à l'utilisation de la chanson "As time goes by". Le compositeur qui avait notamment travaillé sur Autant en emporte le vent souhaitait à la place que la production utilise un titre qu'il aurait lui-même écrit. Ingrid Bergman étant déjà engagée sur le tournage de Pour qui sonne le glas, il était impossible de tourner de nouvelles scènes. Max Steiner dut donc se résigner à l'utilisation de la chanson d'Herman Hupfeld.

Dernière réplique
La célèbre dernière réplique de Casablanca prononcé par Humphrey Bogart : "Louis... Je crois que ceci est le début d'une merveilleuse amitié" aurait été ajouté quelques semaines après la fin du tournage à la demande de Hal B. Wallis.

Acteurs juifs
Pour interpréter les rôles de nazis, l'équipe du film a notamment fait appel à plusieurs juifs qui ne pouvaient que se sentir concernés par la gravité du sujet.

Un succès public
Alors que le film n'avait connu qu'un succès mitigé en preview, la Warner décide de le sortir à la hâte en novembre 1942 afin de profiter de l'actualité du moment. Les Alliés connaissent au même moment leurs premiers grands succès en Afrique du Nord. La bataille de Casablanca fait la une des journaux. Si la critique est tiède voire hostile envers le film, le public suit en masse. Casablanca triomphe début 1943 quand il sort dans un circuit plus général. Tourné pour un peu moins d'un million de dollars, il en rapporte quatre fois plus lors de son exportation en salles aux Etats-Unis. Le succès du film ne se dément pas avec les années. Casablanca est régulièrement cité dans divers sondages comme un des meilleurs longs métrages de tous les temps.

Oscars
Casablanca reçut huit nominations aux Oscars en 1944 pour ne finalement remporter que trois statuettes. Il fut récompensé dans les catégories meilleur scénario, meilleur réalisateur pour Michael Curtiz et meilleur film. Casablanca était également nommé dans les catégories meilleurs musique, montage, cinématographie, meilleur interprète secondaire masculin pour Claude Rains et meilleur acteur principal pour Humphrey Bogart.

Une suite
Le succès de Casablanca a amené les producteurs du film à envisager une suite aux aventures de Rick et Ilsa. Le projet devait s'intituler Brazzaville. Il est finalement tombé à l'eau après le désistement d'Ingrid Bergman. La seule suite officielle au film de Michael Curtiz est littéraire. A la fin des années 1990, Michael Walsh redonne vie aux personnages dans son roman "As time goes by".

Parodies...
Casablanca a donné lieu à de nombreuses parodies. La première est celle des Marx Brothers qui dès 1946 se lance dans Une nuit a Casablanca réalisé par Archie Mayo. Le développement aurait rendu furieux l'équipe du film de Michael Curtiz qui aurait menacé d'attaquer les trois comiques en justice. S'il ne subsiste aucune preuve démontrant l'existence de ces attaques, il reste les réponses que Groucho Marx faisait publier dans la presse. Il y menaçait d'attaquer Jack L. Warner pour l'utilisation du mot "Brothers" dans le nom de la société et laissait entendre qu'Harpo Marx reprendrait le rôle d'Ingrid Bergman. Certains critiques affirment que le comique essayait simplement ainsi de faire parler de son film et que le studio Warner Brothers n'a jamais menacé les frères Marx.
Autre célèbre parodie, Tombe les filles et tais-toi d'Herbert Ross dans lequel Woody Allen tente de séduire Diane Keaton en suivant les conseils de Rick Blaine, le personnage incarné par Humphrey Bogart dans Casablanca.

...et émules
Le succès de Casablanca a fait de nombreux émules. Ainsi de nombreux films s'inspirent en partie de l'intrigue et de l'atmosphère du long métrage de Michael Curtiz. Dans Passage to Marseille, le réalisateur retrouve Humphrey Bogart, Claude Rains, Sydney Greenstreet et Peter Lorre pour une nouvelle romance sur fond d'engagement politique. Michele Morgan y tient le rôle principal féminin. Paul Henreid, Claude Rains et Peter Lorre partent à l'aventure en Afrique du Sud dans La Corde de sable de William Dieterle avec Burt Lancaster. Le film est également produit par Hal B. Wallis. Casablanca sera par la suite décliné en deux séries télévisées, la première en 1955 avec Charles McGraw en Rick, la seconde en 1983 avec cette fois-ci David Soul dans le rôle principal.

As time goes by
La célèbre chanson jouée par Sam, "As time goes by", a été composée en 1931 par Herman Hupfeld pour "Everybody's welcome", un spectacle présenté à Broadway. C'était un des titres favoris de Murray Burnett, l'auteur d'"Everybody Comes To Rick's". Après la sortie de Casablanca, la chanson connut à nouveau un succès gigantesque restant en tête des "hit-parades" radios pendant plus de 20 semaines. Standard de la chanson américaine, le titre est repris à la fin des années cinquante par Frank Sinatra.

Extraits des musiques de Casablanca à écouter dans la playlist MUSIQUES 7 ART CINEMA ! (Max Steiner | Main Title : The Immigrants; Morocco; 'Sam, I Thought I Told you Never to Play'; As Time Goes By; Flashback : Rick Remmenbers Paris; Love Scene; The Airport; Major Strasser's Death; '... the Beginning of a beautiful friendship).



Bande Annonce : Casablanca | Casablanca (1942) Michael Curtiz

Les Triplettes de Belleville | Sylvain Chomet | 2003


Les Triplettes de Belleville

Année : 2003

Pays : France / Canada / Belgique

Animation / Comédie dramatique - 1h18

Réalisation : Sylvain Chomet

Avec Michèle Caucheteux (voix), Jean-Claude Donda (voix), Michel Robin (voix) et Monica Viegas (voix)...

Infos Allociné :

Trente ans les séparent
Les Triplettes de Belleville est présenté en sélection officielle, hors compétition, au 56e Festival de Cannes. Un film d'animation français n'avait pas été présenté en sélection officielle depuis trente ans...

La conception des décors
Les principales références visuelles d'Evgeni Tomov, en charge des décors des Triplettes de Belleville, ont été des livres de photographies noir et blanc consacrés au Paris de l'immédiat après-guerre pour dessiner les séquences de l'enfance de Champion. Il a également eu recours à des documents sur les provinces pour dessiner les paysages du Tour de France, ainsi que de nombreuses photos du tour lui-même.

La musique de M
C'est Mathieu Chédid , alias M , qui interprète la chanson-phare du film. Le compositeur du film, Benoît Charest, détaille sa collaboration : "Il a travaillé à partir de ma composition. J'ai eu un peu de mal à le laisser s'en approprier au début, mais je suis ravi du résultat final, vraiment très heureux de ce qu'il en a fait".

Trois équipes pour la 3D
Trois équipes de différentes nationalités ont été nécessaires pour réaliser les effets 3D des Triplettes de Belleville. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a créé les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste.

Hommages
Sylvain Chomet rend de nombreux hommages au travers des Triplettes de Belleville : Charles Trénet, Django Reinhardt, Jacques Tati, Fred Astaire, Josephine Baker, Max Fleischer...

Le style
Les dessins de Sylvain Chomet, aussi bien dans son premier court métrage La Vieille Dame et les pigeons que dans son premier long métrage Les Triplettes de Belleville, montrent des intérieurs modestes mais chaleureux dans la France populaire des années cinquante et soixante, ainsi que des paysages parisiens. Sylvain Chomet explique pourquoi : "Parce que je viens d'un milieu d'origine plutôt modeste, et non pas d'un milieu chic. Je me sentirais incapable de mettre en scène des histoires qui se déroulent dans des milieux aisés. Je puise réellement mon inspiration dans ce que j'ai vécu".

5 ans !!
Le projet Les Triplettes de Belleville a été développé en cinq ans. Il devait être à l'origine le second segment d'un projet de trilogie du premier court de Sylvain Chomet, à savoir La Vieille Dame et les pigeons. Mais le réalisateur se rendit compte qu'il avait assez de matière pour réaliser un long métrage avec cette seule histoire.







Extrait : Les Triplettes de Belleville (2003) Sylvain Chomet




Bonnie and Clyde | Arthur Penn | 1967






Bonnie and Clyde

Année : 1967

Etats-unis - Drame / Romance - 1h51

Réalisation : Arthur Penn

Avec Warren Beatty (Clyde Barrow), Faye Dunaway (Bonnie Parker), Michael J. Pollard (C.W. Moss), Gene Hackman (Buck Barrow), Estelle Parsons (Blanche)...

Infos AlloCiné : Une histoire tirée de faits réels
Le long métrage Bonnie and Clyde est tiré de faits réels. Bonnie Parker et Clyde Barrow, deux jeunes Américains originaires du Texas se rencontrent par hasard en janvier 1930. Elle, serveuse, et lui, poète fumeur de cigares et coiffé d'un béret, s'associent rapidement pour devenir le plus célèbre couple de criminels américains. Durant la période de la Grande Dépression des années 30, ils multiplient braquages et cambriolages, tuant au passage douze personnes, le tout au nez et à la barbe des autorités. En mai 1934, le couple est pris dans une embuscade. L'une des plus folles épopées qu'ait connu l'Amérique prend fin : Bonnie Parker et Clyde Burrow trouvent la mort dans le piège tendu par l'ancien gendarme Frank Hamer. Ils sont inhumés à Dallas.

Un accueil controversé
Avant même sa sortie en salles, Bonnie and Clyde fut critiqué pour la "glamorisation" qu'il faisait des deux tueurs. Sa violence et son humour noir furent également dénoncés. Mais au final, le long métrage reçut un accueil critique (dix nominations aux Oscars) et public impressionnant. L'engouement du jeune public pour le film peut s'expliquer par le fait qu'il met en vedette des héros aux comportements juvéniles, ludiques et en quête d'un épanouissement sexuel. Soit un véritable échappatoire pour une jeunesse alors à la recherche de nouveaux repères.

Les couples hors-la-loi sur grand écran
Si Bonnie and Clyde reste le film du couple hors-la-loi le plus célèbre du septième art, il en existe d'autres. Parmi les films mettant en vedette ce type de héros pas ordinaires, retenons J'ai le droit de vivre de Fritz Lang (1937) et Les Amants de la nuit de Nicholas Ray (1947).


Bonnie Parker sur grand écran
Neuf ans avant la sortie de Bonnie and Clyde, le réalisateur William Witney (Le Retour de Zorro, Le Maître du monde) s'était penché sur le destin de la jeune Bonnie Parker. Dans The Story of Bonnie Parker, l'Américain s'intéresse particulièrement aux méfaits de celle qui deviendra plus tard, en compagnie de Clyde Barrow, l'une des plus grandes figures de la criminalité. Dans le long métrage de William Witney, c'est l'actrice Dorothy Provine qui incarne Bonnie Parker.

Arthur Penn et Warren Beatty
Bonnie and Clyde marque la seconde collaboration du réalisateur Arthur Penn avec le comédien Warren Beatty. Les deux hommes avaient travaillé ensemble deux ans plus tôt sur Mickey One, Beatty n'étant alors qu'acteur, à la différence de Bonnie and Clyde où il cumule les fonctions de comédien et de producteur.

Arthur Penn et Faye Dunaway
A l'instar de Warren Beatty, la comédienne Faye Dunaway compte à son actif une seconde collaboration avec Arthur Penn. Trois ans après Bonnie and Clyde, l'Américaine s'est à nouveau illustrée devant la caméra du cinéaste dans Little Big Man.

Deux Gene à l'écran
Bonnie and Clyde bénéficie des présences de Gene Hackman et de Gene Wilder au générique. Le premier trouve avec le film son premier grand rôle, retrouvant pour l'occasion Warren Beatty avec lequel il avait travaillé trois ans plus tôt sur Lilith. Plus tard, en 1971, il connaît la consécration avec French Connection. Quant à Gene Wilder, c'est ses premiers pas sur grand écran qu'il effectue avec Bonnie and Clyde. Par la suite, il devient notamment un fidèle associé de Mel Brooks pour lequel il tourne Le Sherif est en prison et Frankenstein Junior, mais joue également pour Woody Allen dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander.

Des scénaristes de renom
Deux scénaristes de renom se sont attelés à l'écriture de Bonnie and Clyde : Robert Benton et Robert Towne. Le premier voit avec Bonnie and Clyde l'occasion de percer dans le septième art. Son scénario est accepté par Arthur Penn (qui en avait rejeté une bonne douzaine auparavant) et sa carrière est lancée : en 1979, Benton réalise le mélodrame Kramer contre Kramer, récompensé de deux Oscars. Quant à Robert Towne, c'est un fidèle de Warren Beatty qui tient régulièrement à s'octroyer ses services, quitte à ne pas le créditer aux génériques de ses films. Benton a ainsi participé à l'écriture de Shampoo, Le Ciel peut attendre ou A cause d'un assassinat.

Un tournage hanté par le couple criminel
Le tournage de Bonnie and Clyde se déroula sur les lieux mêmes où le couple de hors-la-loi commis ses crimes. Un respect de la réalité qui donna à l'équipe du film la sensation de marcher surs les traces de leur légende...

Une doublure célèbre
Bonnie and Clyde
marque les débuts professionnels de Morgan Fairchild, alors dans le milieu théâtral de Dallas, et qui allait ensuite devenir une vedette du petit écran aux Etats-Unis. Dans le long métrage d'Arthur Penn, la jeune femme officie en tant que... doublure de Faye Dunaway.

Un passage en musique
L'histoire extraordinaire de Bonnie and Clyde n'a pas laissé insensible le compositeur et chanteur français Serge Gainsbourg. Celui-ci a en effet écrit une chanson, devenue très populaire, sur l'histoire du fameux couple de criminels. Intitulée Bonnie and Clyde, ce titre a été enregistré en 1967 avec les voix de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot.

France :
la Bonnie and Clyde mania

Bonnie and Clyde remporta un joli succès en France (près de 1,9 millions d'entrées). Sorti au début de l'année 1968, le film influença considérablement la jeunesse de l'époque qui, pris d'affection pour le style rebelle des héros, emprunta le code vestimentaire de ces derniers.
Il n'était ainsi pas rare de croiser de jeunes gens au "look" très Bonnie and Clyde dans les rues de Paris : béret, jupe longue, cheveux blonds lisses...

Diffamations abusives
Devant l'inattendu succès public rencontré par Bonnie and Clyde, de nombreuses personnes estimèrent avoir été diffamés et réclamèrent des dommages et intérêts en conséquence. Parmi celles-ci, retenons la soeur de Bonnie Parker, le neveu de Clyde Burrow ou encore le fils du Capitaine Hamer.

D'un refus...
A l'origine, le producteur Warren Beatty souhaitait embaucher François Truffaut pour incarner le personnage de Clyde Barrow. Devant le refus du Français, pris par la réalisation de Fahrenheit 451, et après avoir songé à Jean-Luc Godard, Warren Beatty se donna finalement lui-même le rôle.

... à l'autre
A l'origine, le rôle de Bonnie Parker a été proposé à la comédienne Jane Fonda. Mais celle-ci, vivant en France à l'époque et ne désirant pas s'installer aux Etats-Unis le temps du tournage, a refusé l'offre. C'est finalement Faye Dunaway qui a incarné le personnage à l'écran.

1968 : une forte présence aux Oscars
Bonnie and Clyde
a été l'un des films les plus en vue lors de la cérémonie des Oscars en 1968. Nommé dans pas moins de dix catégories (dont les principales), le long métrage d'Arthur Penn n'est reparti qu'avec deux statuettes : Meilleur actrice dans un second rôle pour Estelle Parsons et Meilleur photographie pour Burnett Guffey. Une déception au regard du nombre de nominations et du succès public remporté par le film.

Pour plus de Photos voir la Galerie 7 ART CINEMA...


Bande Annonce : Bonnie and Clyde (1967) Arthur Penn


Requiem for a Dream | Darren Aronofsky | 2000


Requiem for a Dream

Pays : Etats-Unis

Année : 2000

Drame - 1h50

Réalisation : Darren Aronofsky

Avec : Jared Leto (Harry Goldfarb), Ellen Burstyn (Sara Goldfarb), Marlon Wayans (Tyrone C. Love), Jennifer Connelly (Marianne Silver), Christopher McDonald (Tappy Tibbons)...

Infos Allociné :
Coïncidences
Uli Edel est le premier réalisateur à avoir adapté un roman d'Hubert Selby Jr, "Last Exit to Brooklyn", mais on lui doit aussi la réalisation de "Moi, Christiane F?", autre film sur l'enfer de la drogue.

Et de deux pour Darren

Requiem for a Dream est le deuxième long métrage du scénariste et réalisateur Darren Aronofsky. Son premier, Pi avait été découvert au Festival de Deauville 1998, avant de sortir en France en 1999.







Jay Rabinowitz, chef monteur
Il a travaillé sur de nombreuses production indépendantes et il est le collaborateur attitré de Jim Jarmusch. Jay Rabinowitz a été assistant monteur sur Down by law et Mystery train avant de devenir chef monteur de Night on earth, Dead man, The year of the horse et Gost dog.

Jared Leto (Harry Golfarb)
Né en Louisiane, Jared Leto a débuté au cinéma dans Le patchwork de la vie de Jocelyn Moorhouse, dans lequel jouait également Ellen Burstyn. On a pu le voir depuis dans, Urban Legend de Jamie Blanks, La ligne rouge de Terrence Malick, Fight club de David Fincher, Une vie volée de James Mangold ou American psycho de Mary Harron.

D'après Hubert Selby Jr
Requiem for a Dream est la deuxième adaptation cinématographique d'un livre de l'auteur culte Hubert Selby Jr. Last Exit to Brooklyn, d'après un roman autobiographique écrit en 1964, avait été porté à l'écran par Uli Edel en 1988. Ludovic Cantet a consacré un documentaire à l'écrivain américain : Hubert Selby Jr, deux ou trois choses...

Requiem for a Dream en France
En l'an 2000, le film a été présenté hors compétition au Festival de Cannes et au Festival de Deauville
("Panorama").





Bande Annonce : Requiem for a Dream (2000) de Darren Aronofsky





Le jour se leve (1939) Marcel Carné


Le Jour se Lève en 1939
France -Drame- 1h 33
Réalisation : Marcel Carné

Avec Jean Gabin (François), Arletty (Clara), Jules Berry (Valentin, le dresseur de chiens), Bernard Blier (Gaston, un ouvrier), Jacqueline Laurent (Françoise, la fleuriste)...







Extrait Video Le jour se leve (1939) Marcel Carné

Infos Allociné :
Lorsque Henry Fonda remplace Jean Gabin Le Jour se lève fut l'objet d'un remake aux Etats-Unis : The Long night, ou Henry Fonda remplace Jean Gabin dans le rôle-titre. Un lancement difficile A sa sortie, le film de Marcel Carné ne fut autorisé qu'après la coupe d'une scène montrant Arletty nue.

Mais la censure ne s'arrêta pas là : sous le régime de Vichy, Le Jour se lève fut interdit, car jugé trop démoralisant. La sortie fut également rendue difficile par l'incompréhension générale du public devant la narration en flashbacks. De ce fait, un écriteau expliquait avant le début du film qu'un homme se souvient, et que ce sont ces souvenirs que l'on voit à l'écran... Prévert-Carné, un tandem productif

Le Jour se lève marque la quatrième collaboration de Marcel Carné et Jacques Prévert. Ils avaient en effet déjà travaillé ensemble sur Jenny (1936), Drôle de drame (1937) et Quai des brumes (1938). Par la suite, ils coopérèrent également sur Les Visiteurs du soir (1942), Les Enfants du paradis (1945) et Les Portes de la nuit (1946).

A Clockwork Orange | Stanley Kubrick | 1971


Titre Original : A Clockwork Orange

Titre Français : Orange Mécanique


Année : 1971

G.-B. - Drame / Science-fiction - 2h16


Réalisation : Stanley Kubrick


Avec :
Malcolm McDowell (Alexander 'Alex' DeLarge),
Patrick Magee (Frank Alexander),
Michael Bates (Barnes),
Warren Clarke (Dim / Officier Corby),
John Clive (l'acteur sur scène)...






Stanley Kubrick

Auteur de treize longs métrages, travailleur exigeant et infatigable, l'Américain a laissé à sa mort, en 1999, une série de créations monumentales, chacune inscrite dans un genre différent, du magistral "2001 : l'Odyssée de l'espace" au labyrinthique "Shining", en passant par "Barry Lyndon".


BIO EXPRESS

1928.
Naissance le 26 juillet dans le Bronx, à New York, dans une famille juive originaire d'Europe centrale. Son père est médecin, pianiste et photographe amateur, sa mère est chanteuse et danseuse.

1945.
Il entre comme photographe au magazine Look.

1948.
Mariage avec Toba Metz, une ancienne camarade de classe, dont il divorcera en 1951.

1950-1951.
Premiers courts métrages : Prizefighter, sur la journée d'un boxeur, et Flying Padre, deux jours dans la vie d'un révérend catholique.

1953.
Premier long métrage : Fear and Desire.

1954.
Léopard d'or à Locarno pour Le Baiser du tueur. Il épouse Ruth Sobotka (divorce en 1957).

1957.
Les Sentiers de la gloire, scandale auprès des anciens combattants qui découragent les producteurs de présenter le film à la censure française. Il ne sortira en France qu'en 1972.

1958.
Il épouse l'actrice Christiane Susan Harlan. Ils auront deux enfants. A partir de 1975, Jan Harlan, le frère de Christiane Susan, deviendra le producteur exécutif des films de Kubrick.

1961.
Exil en Grande-Bretagne.

1962.
Lolita, adapté du roman de Nabokov. Scandale auprès des ligues puritaines.

1964.
Docteur Folamour.

1968.
2001 : l'Odyssée de l'espace.

1972.
Sortie d'Orange mécanique. Polémique en Grande-Bretagne. Kubrick reçoit des menaces de mort et fait retirer le film des écrans britanniques.

1975.
Barry Lyndon remporte quatre Oscars.

1980.
Shining.

1999.
Décès le 7 mars dans sa résidence de la banlieue de Londres. Il laisse plusieurs projets inachevés : un film sur Napoléon ; The Aryan Papers, sur le nazisme ; A.I., confié à Steven Spielberg. Sortie de Eyes Wide Shut.







Le perfectionniste

Isabelle Regnier, Article paru dans l'édition « Le Monde » 30 Septembre 2007

Stanley Kubrick. Portée par une insatiable exigence esthétique, technique, narrative, son oeuvre, qui ne compte que treize films, n'en est pas moins monumentale.

Cinéaste de la démesure, Stanley Kubrick est l'auteur d'une oeuvre aussi rare, par le nombre de films qu'elle compte - treize, seulement ! - que monumentale à l'échelle de chacun d'entre eux. Portée par une insatiable exigence esthétique, technique, narrative, cette oeuvre se présente comme une succession de créations magistrales, chacune inscrite dans un genre cinématographique différent. Parmi elles, plusieurs chefs-d'oeuvre se distinguent par la manière dont ils en ont cristallisé, de manière éblouissante, toutes les possibilités.

Ainsi, Docteur Folamour ou Comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe, farce grinçante et délirante sur la bombe atomique dans laquelle Peter Sellers, en ancien nazi débauché par les Américains, porte son art du burlesque au pinacle.

Suivront : 2001 : l'Odyssée de l'espace, film de science-fiction indépassable sur le combat entre l'homme et la machine dans une mise en scène rigoureuse et des décors d'une magnificence vertigineuse ; Barry Lyndon, fresque picturale dont la puissance d'attraction n'a jamais totalement livré les clés de son mystère ; ou encore Eyes Wide Shut, abîme d'ambiguïté sur les affres du couple moderne, incarné par deux des plus grandes stars du cinéma international, Tom Cruise et Nicole Kidman. Auxquels s'ajoutent une liste de films majeurs : Les Sentiers de la gloire, Spartacus, Lolita, Orange mécanique, Shining ou Full Metal Jacket.

Stanley Kubrick a, un temps, rêvé de devenir batteur de jazz, avant de se passionner pour la photographie. Repéré à l'âge de 17 ans par le magazine Look pour un de ses clichés (un marchand de journaux accablé par la nouvelle de la mort de Franklin D. Roosevelt), il entame alors une carrière de photographe de presse. Après cinq ans passés dans ce métier, où il développe un sens aigu de la lumière et de la composition des cadres, il réalise deux courts métrages documentaires, qui seront distribués par la RKO. Ses premiers longs métrages ne se feront pas attendre.

Habités par la violence et la folie, ses films sont souvent l'objet de scandales ou de polémiques. Leur raison d'être était fréquemment liée à une avancée des techniques cinématographiques dans lesquelles Kubrick voyait un moyen de réinventer le cinéma. Ainsi, c'est l'utilisation de la steadycam qui donne à Shining sa forme labyrinthique. Tandis que l'esthétique si particulière de Barry Lyndon, inspirée de peintures anglaises du XVIIIe siècle, est liée à un objectif conçu pour la NASA qui rendait possible l'éclairage des scènes à la bougie...

Perfectionniste entêté, Stanley Kubrick voulait tout contrôler, de l'écriture jusqu'aux doublages en langue étrangère, de sa parole publique (quasi inexistante) à la circulation de ses films. Il fit ainsi disparaître les copies de ses deux premiers longs métrages, Fear and Desire et Le Baiser du tueur, après les avoir désavoués. Incompatible avec le système hollywoodien, son besoin de maîtrise totale le poussa à s'installer en Grande- Bretagne à partir de 1961, où il réalisa la partie la plus importante de son oeuvre.


Bande Annonce : A Clockwork Orange (1971) Stanley Kubrick (Durée : 1 min)

La Haine | 1995 | Mathieu Kassovitz



La Haine (1995) - France - Comédie dramatique - 1h35



Réalisation : Mathieu Kassovitz



"C'est l'histoire d'un homme qui tombe... et qui au fur et à mesure de sa chute, se répete sans cesse pour se rassurer... Jusqu'ici tout va bien ! Jusqu'ici tout va bien..."


Avec : Vincent Cassel (Vinz), Hubert Koundé (Hubert), Said Taghmaoui (Said), Abdel Ahmed Ghili (Abdel), Solo (Santo)...

La Haine (1995) de Mathieu Kassovitz

Patrick Dewaere | Hommage | Extraits | Les Valseuses 1973 | Série noire 1979 | Beau-pere 1981



Beau-père 1981 - France - Comédie dramatique - 1h52
Réalisation : Bertrand Blier
Avec Patrick Dewaere (Remy), Ariel Besse (Marion), Maurice Ronet (Charly), Genevieve Mnich (Simone), Maurice Risch (Nicolas)...

Série noire 1979 - France - Drame psychologique - 1h51
Réalisation : Alain Corneau
Avec Patrick Dewaere (Franck Poupart), Myriam Boyer (Jeanne), Marie Trintignant (Mona), Bernard Blier (Staplin), Jeanne Herviale (la tante)...

Les Valseuses 1973 - France - Comédie dramatique - 1h57
Réalisation : Bertrand Blier
Avec Gérard Depardieu (Jean-Claude), Miou-Miou (Marie-Ange), Patrick Dewaere (Pierrot), Christian Alers (le pere de Jacqueline), Brigitte Fossey (la femme dans le train)...




Vidéo non disponible
Série noire 1979 Alain Corneau



------------------------------------------------- Hommage

Michel Pascal et le réalisateur Alain Corneau

Hôtel du Nord | Marcel Carné | 1938


Hôtel du Nord en 1938

France - Drame - 1h35


Réalisation : Marcel Carné


Avec Annabella (Renée), Jean-Pierre Aumont (Pierre), Louis Jouvet (Monsieur Edmond), Arletty (Raymonde), Paulette Dubost (Ginette)...

Vidéo non disponible
Durée 1 min avec Louis Jouvet (Monsieur Edmond), Arletty (Raymonde)

La femme du boulanger | Marcel Pagnol | 1938

La Femme du boulanger en 1938

France - Comédie dramatique - 2h10


Réalisation : Marcel Pagnol


Avec Raimu (Aimable Castanier), Ginette Leclerc (Aurélie Castanier), Robert Vattier (Le curé), Robert Bassac (L'instituteur), Fernand Charpin (Le marquis Castan de Venelles)...







Biographie de L'Academie Française.

Marcel Pagnol (1895-1974).
Auteur dramatique, Cinéaste, Romancier.
Grand officier de la Légion d''honneur.
Commandeur des Palmes académiques.
Commandeur des Arts et des Lettres.

Né à Aubagne, le 28 février 1895. Marcel Pagnol a raconté dans les trois volumes qui composent son autobiographie (La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Le Temps des secrets) son enfance et son adolescence provençales. Ce fils d’instituteur public fit ses études au lycée Thiers de Marseille, puis obtint sa licence d’anglais et devint professeur à Aix-en-Provence ; il enseigna ensuite à Paris, au lycée Condorcet. Il se découvrit très jeune une passion pour l’écriture dramatique, et devait publier dès 1922 un drame en vers : Catulle. Il fonda également la revue Fortunio, ancêtre des Cahiers du Sud.

Après deux pieces écrites en collaboration avec Paul Nivoix, Tonton et Les Marchands de Gloire, qui furent représentées à Paris, Marcel Pagnol atteignit au succès avec les deux premières pièces qu’il composa seul : Jazz (1927), et surtout Topaze (1928), l’une des pièces les plus constamment reprises du répertoire contemporain. La suite de sa carrière devait se partager entre le théâtre et le cinéma, ce qui allait faire de lui le maître du « théâtre filmé », grâce en particulier à sa célebre trilogie marseillaise : Marius, Fanny et César, écrite pour la scène avant qu’il l’adaptât pour l’écran.

Au septième art, il donna entre autres : Merlusse, Cigalon, Le Schpountz, La Fille du puisatier, La Belle meuniere, Manon des sources, ainsi que plusieurs films inspirés de l’oeuvre d’un autre provençal, Jean Giono : Angele, Regain, La Femme du boulanger. Il fut servi par les plus grands interprètes de l’époque : Louis Jouvet, Raimu, Pierre Fresnay, Fernandel. Dramaturge et poète, Marcel Pagnol a su faire revivre dans son oeuvre une Provence vivante, dépeignant entre rire et émotion l’âme et les moeurs méridionales.

Son talent, qui dépassait les frontières, l’avait immortalisé dès avant son élection à l’Académie, à quarante-sept ans seulement...

François Mauriac a tracé de lui, dans son Bloc-notes, un portrait amical : « Pagnol, le seul à ne pas avoir de socle. Il semble s’être glissé dans cette antichambre de l’éternité en passant par la fenetre, le seul qui sente l’air du dehors ».
Marcel Pagnol est Mort le 18 avril 1974.




Vidéo non disponible
Extrait : La femme du boulanger(1938) Marcel Pagnol

Maarek Hob | Dans les champs de bataille | Danielle Arbid | 2003

Titre Original : Maarek Hob

Titre Français : Dans les champs de bataille

Pays : FRANCE-LIBAN Année : 2003

Réalisation : Danielle Arbid

Interprètes : Marianne Feghali (Lina), Rawia Elchab (Sihab), Laudi Arbid (Yvonne), Aouni Kawass (Fouad, le pere)...

Le 16/05/2004 La 36eme Quizaine des réalisateurs > Cannes > Quo Vadis Cinéma (Fr)
qvc (@) tiscali.fr
01 46 72 52 14 / 06 08 02 08 60

Extraits Allociné :


Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs
Dans les champs de bataille a été présenté en 2004 au Festival de Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Le film a par ailleurs reçu le Grand Prix IMA (Institut du Monde Arabe) du long-métrage, lors de la 7e Biennale des cinémas arabes à Paris le jury était présidé par la comédienne Bulle Ogier.

Les intentions de la cinéaste
La réalisatrice explique pourquoi elle a choisi de situer l'action de son film dans les années 80, en pleine guerre du Liban : "Finalement parce que la guerre ne m'effraie pas. C'est dans ce sens-là que j'ai voulu faire ce film. Pour montrer comment on la vivait de l'intérieur. J'ai habité au Liban entre 1975 et 1990, je sais donc que l'être humain peut se familariser avec la peur et le danger. Je l'ai expérimenté. On peut rire et aimer en temps de guerre. Tous les sentients sont exacerbés, et la peur de mourir à chaque instant finit par procurer un sentiment de liberté inouï. On vit intensément."

Du journalisme au cinéma
Danielle Arbid est née à Beyrouth en 1970. Elle est partie du Liban à 17 ans pour suivre à Paris des études de littérature et de journalisme. Après avoir couvert entre autres l'actualité du monde arabe pour la presse écrite, elle se lance dans le cinéma, signant documentaires, fictions et films expérimentaux. Seule avec la guerre, documentaire sur les conséquences de la guerre au Liban, a été particulièrement remarqué lors de sa diffusion sur Arte et de ses passages dans différents festivals (Locarno, Lussas), et valut à la cinéaste le Prix Albert Londres audiovisuel en 2001.

Guerres intimes
Dans les Champs de bataille
mêle le conflit qui ravage un pays aux interrogations d'une adolescente : "Quand j'étais enfant, on déménageait souvent à cause des dettes de mon père. A l'époque, j'avais l'impression que notre drame était encore plus cruel et plus terrible que les bombes qui s'abattaient sur nous confie-t-elle." A mes yeux, la cruauté naissait dans la maison, c'est de là qu'elle partait et qu'elle contaminait le pays entier. Cette cruauté est au centre de Dans les champs de bataille. Je filme la guerre depuis la famille, comme si on se trouvait dans l'oeil du cyclone. On peut, en effet, me reprocher de ne pas beaucoup montrer les barricades, mais je n'ai jamais rien compris à cette guerre, ni aux autres d'ailleurs. Je n'ai aucun sens, aucune logique politique. Même en réalisant des documentaires, je ramène tout à mon expérience personnelle car je crois foncièrement à la subjectivité du propos et dans l'individu."

Lina dans la jungle
Danielle Arbid fait le portrait de son héroïne, Lina : "Lina est le pendant exact de son envionnement ; soit elle tue, soit elle meurt. Donc, elle tue. Elle s'adapte aux circonstances. Au début du film, elle résiste un peu, mais progressivement, elle se laisse happer par son univers. Elle a un comportement animal. Cette fille sait d'emblée, à l'âge de onze ans, qu'elle habite une jungle. Et elle devient obsédée par une idée fixe, celle d'être perçue par les autres et de faire partie de leur clan. Elle est, en quelque sorte, plus forte que la violence qui l'entoure car elle finit par l'apprivoiser."

Le goût du risque
La cinéaste revient sur le choix des comédiens : "Mes personnages sont tous dans une impasse. Quelque part, ils sont presque morts et je ne filmais que cette couche si fine de leur survie. Je voulais que les acteurs qui les incarnent soient donc marqués par la vie. Pendant le casting, je ne retenais que les gens avec qui j'avais envie de parler et dont je sentais qu'ils allaient prendre des risques. Par exemple, au départ, j'ai choisi une comédienne pour le rôle de la tante, mais qui appréhendait de dire le mot "pute". Au dernier moment, je l'ai remplacée. J'ai demandé à ma propre tante de jouer le rôle d'Yvonne. Ma tante n'avait jamais joué de sa vie, mais elle savait balancer "pute" avec classe. Et elle s'est avérée un personnage exceptionnel."

Rosetta | Luc et Jean-Pierre Dardenne | 1998

Titre Original : Rosetta

Pays : BELGIQUE Année : 1998

Réalisation : Luc et Jean-Pierre Dardenne

Interprètes : Emilie Dequenne (Rosetta), Fabrizio Rongione (Riquet), Anne Yernaux (La mere), Olivier Gourmet (Le patron)...

Infos Allociné :
"Rosetta" selon les frères Dardenne
En écrivant Rosetta, Luc Dardenne explique avoir "pensé au personnage de K, dans Le Château de Franz Kafka, qui ne peut pas accéder au château, qui est toujours refusé dans le village, qui se demande si lui existe vraiment. Cela nous a mis sur l'idée d'une fille qui est mise dehors, qui veut obtenir quelque chose qui lui permettrait de rentrer dans la société, et qui est tout le temps remise dehors."
Jean-Pierre Dardenne poursuit : "On avait décidé de ne pas partir d'une intrigue, mais d'une personne. Contrairement à La Promesse, on voulait construire le scénario en fonction des choses qui se passent. Il fallait mettre le spectateur dans la position ou il se demande : "Qu'est-ce qui va lui arriver ? Comment va-t-elle se débrouiller avec ce qui lui arrive ?" C'était à nous de trouver une nouvelle manière d'écrire dans ce sens, sans construire."

L'histoire d'une guerrière
Le réalisateur Luc Dardenne explique avoit voulu faire du personnage de Rosetta "une guerrière qui ne s'avoue jamais vaincue, qui repart toujours à l'attaque. C'est une survivante qui vit dans une économie primaire : l'eau, le logement, la nourriture. Elle s'est trouvée des armes bien A elle, un système de survie."

Une actrice non professionnelle
Pour Rosetta, comme plus tard avec Morgan Marinne pour Le Fils, les frères Dardenne ont choisi de recrueter une jeune vedette non professionnelle en la personne d'Emilie Dequenne. "Il était hors de question de choisir une comédienne professionnelle pour éviter de faire écran entre le public et le film", explique Luc Dardenne. "On cherchait une personne, pas un personnage. Le titre, c'est un prénom. Le prénom doit faire le film."

La révélation Emilie Dequenne
Rosetta
marque la révélation d'une comédienne inconnue à l'époque, en la personne d'Emilie Dequenne. De 1989 à 1996, cette jeune Belge suit des cours de diction et de déclaration à l'Académie de musique de Baudour. ParallElement, de 1994 A 1996, elle est membre de l'atelier théâtral du "Théâtre La Relève" de Ladeuze. AprEs Rosetta, Emilie Dequenne confirme en s'illustrant notamment dans Le Pacte des loups et Une femme de ménage.

La gloire à Cannes
Rosetta a obtenu la Palme d'Or du Festival de Cannes 1999. L'actrice principale du film, la jeune Emilie Dequenne, a été récompensée par le Prix d'interprétation féminine (ex-aequo avec Séverine Caneele pour L'Humanite). En 2000, Emilie Dequenne s'est également vu décerné le Prix du meilleur espoir féminin par l'Association des Critiques de Film de Chicago.

The King of Comedy | Martin Scorsese | 1983

Titre Original : The King of Comedy

Titre Français : La valse des pantins

Pays : ETATS-UNIS - Année : 1983

Réalisation : Martin Scorsese

Interprètes : Robert De Niro (Rupert Pupkin), Jerry Lewis (Jerry Langford), Diahnne Abbott (Rita Keane), Sandra Bernhard (Masha)...


Infos Allociné :

Cible : le show-bizness
Comme de nombreux films, La Valse des pantins prend directement comme cible le show-bizness et le pouvoir de la télévision sur la célébrité. On peut notamment citer The Truman Show de Peter Weir, Un homme dans la foule d'Elia Kazan, Main Basse sur la télévision de Sidney Lumet, En direct sur Ed TV de Ron Howard ou Quiz Show de Robert Redford.

Un échec majeur
La Valse de pantins est un des plus gros échec commercial de la carrière de Martin Scorsese. En effet, le film a rapporté 2,5 millions de dollars sur l'ensemble de son exploitation soit le plus faible chiffre d'affaires pour un film produit par un studio en 1983.
En France, le film a réalisé 193 810 entrées.

Présenté à Cannes
La Valse de pantins a été présenté A Cannes 1983 en compétition officielle.
Martin Scorsese avait déjà présenté A Cannes Mean Streets en 1974 (en section parallEle), Alice n'est plus ici en 1975 (en compétition officielle), Taxi Driver en 1976 (Palme d'Or), Last Waltz en 1978 (sélection officielle hors compétition). Il proposa ensuite After Hours en 1986 (Prix de la mise en scEne), New York Stories en 1989 (sélection officielle hors compétition) et Mon voyage en Italie en 2001 (sélection officielle hors compétition).

Des Apparitions
Dans la scEne ou Robert De Niro et Sandra Bernhard se disputent dans la rue, les trois voyous qui les prennent à partie sont les trois membres du groupe The Clash : Joe Strummer, Paul Simonon et Mick Jones. Martin Scorsese est un grand fan du groupe : deux morceaux du groupe figurent sur la bande originale de A tombeau ouvert ("Janie Jones" et "I'm So Bored With the USA").
Par ailleurs, comme A son habitude depuis ses débuts, Martin Scorsese fait une apparition dans le rôle d'un réalisateur de télévision.

Pas le premier
Avant Jerry Lewis, Martin Scorsese avait envisagé Dean Martin, Frank Sinatra et Johnny Carson pour interpréter le rôle de Jerry Langford. Ce dernier refusa par peur que la réalité ne rattrape la fiction et qu'il soit kidnappé comme dans le film.

The King of Comedy (1983) Martin Scorsese

Midnight Cowboy | John Schlesinger | 1969


Titre Original : Midnight Cowboy | Titre Français : Macadam Cowboy


Pays : ETATS-UNIS | Année : 1969 | Réalisation : John Schlesinger

Interprètes : Dustin Hoffman (Enrico Rizzo "Ratso"), Jon Voight (Joe Buck), Sylvia Miles (Cass), John McGiver (Mr Daniel), Brenda Vaccaro (Shirley), Barnard Hughes (Towny), Tuth White (Sally Buck), Jennifer Salt (Annie), Gil Rankin (Woodsy Niles)...

Pour écouter la Bande Original du film, Vous pouvez aller dans la playlist...




Vidéo non disponible
Midnight Cowboy | Macadam Cowboy (1969) John Schlesinger

Fahrenheit 451 | Francois Truffaut | 1966




Titre Original : Fahrenheit 451

Pays : GRANDE-BRETAGNE Année : 1966

Réalisation : François Truffaut

Interprètes : Oskar Werner (Guy Montag), Julie Christie (Linda / Clarisse), Cyril Cusack (le Capitaine), Anton Diffring (Fabian)...

Extraits Allociné :

Des oeuvres brûlées
Parmi les livres qui sont brûlés dans le film, on retrouve un exemplaire du magazine Les Cahiers du Cinéma, avec en couverture une photo de A bout de souffle, écrit par François Truffaut, mais également les romans Chroniques Martiennes et Fahrenheit 451, tous deux écrits par Ray Bradbury.

Une deuxième collaboration
Oskar Werner et François Truffaut ont travaillé deux fois ensemble, la deuxième fois précisément sur Fahrenheit 451. Leur premiEre rencontre date de 1971 sur le tournage de Jules et Jim, puisque Oskar Werner jouait l'inoubliable Jules. De plus, Fahrenheit 451 était pour les deux hommes leur premier film en anglais.

Une adaptation difficile
Malgré une mise en garde de Ray Bradbury qui lui avait confié que Fahrenheit 451 était difficile à adapter, François Truffaut et son co-scénariste Jean-Louis Richard se sont précipités sur le scénario avant que les deux hommes ne maîtrisent parfaitement l'anglais. Ainsi, au final, François Truffaut préfèrera la version doublée en français du film, qu'il a lui même supervisé.





Extrait : Fahrenheit 451 (1966) Francois Truffaut