FILM | TITRE | ANNEE | REAL...
  • The Maltese Falcon 1941 John Huston
  • The Great Dictator 1940 Charles Chaplin
  • Raging Bull 1980 Martin Scorsese
  • Brazil 1985 Terry Gilliam
  • M le Maudit 1931 Fritz Lang
  • Scarface 1984 Brian de Palma
  • Third Man 1949 Carol Reed
  • Casablanca 1942 Michael Curtiz
  • In Mood For Love 2000 Wong Kar Wai
  • Citizen Kane 1941 Orson Welles
  • Dr. Strangelove 1964 Stanley Kubrick
  • Requiem for a Dream 2000 D. Aronofsky
  • Brutti Sporchi e Cattivi 1976 Ettore Scola
  • Bonnie And Clyde 1967 Arthur Penn
  • Les Triplettes de Belleville 2003 Chomet
  • Singin'in the Rain 1952 Donen & Kelly
  • Festen 1998 Thomas Vinterberg
  • Rumble Fish 1983 Francis Ford Coppola
  • La Haine 1995 Mathieu Kassovitz
  • Le Salaire de la peur 1953 H-G Clouzot
  • Les Ailes du Désir 1987 Wim Wenders
  • C'eravamo Tanto Amati 1974 Ettore Scola
  • Série Noire 1979 Alain Corneau
  • Pink Floyd Wall 1982 Alan Parker
  • A Clockwork Orange 1971 S. Kubrick
  • La Femme du Boulanger 1938 M. Pagnol
  • Le Jour se Lève 1939 Marcel Carné
  • Hôtel du Nord 1938 Marcel Carné
  • Faces 1968 John Cassavetes
  • La Nuit du Chasseur 1955 C. Laughton
  • Macadam Cowboy 1969 john Schlesinger
  • Douze Hommes en colère 1957 S. Lumet
  • Fahrenheit 451 1966 Francois Truffaut
  • La Valse des Pantins 1983 M. Scorsese
  • Le Pigeon 1958 Mario Monicelli
  • Le Visage 1957 Ingmar Bergman
  • Le Beau Serge 1959 Claude Chabrol
  • Maarek Hob 2003 Danielle Arbid
  • Rosetta 1998 L. et J-P. Dardenne
  • The Servant 1963 Joseph Losey
  • Printemps, Eté... 2003 Kim Ki-Duk
  • Mostra de Venise 2006 Résultats
  • Cannes 2006 Résultats du 59e Festival
  • Cannes 2007 Résultats du 60e Festival


  • REALISATEURS-REALISATRICES | ACTEURS-ACTRICES
  • John Cassavetes
  • Quentin Tarantino
  • Shohei Imamura
  • Patrick Dewaere
  • Glenn Ford
  •   GALERIE PHOTOS

      GALERIE BANDES ANNONCES
    Creation ACT COMMUNICATION     | (Ctrl+D pour Firefox) 7 ART CINEMA en FAVORIS   |   7 ART CINEMA In GERMAN   |   7 ART CINEMA In ENGLISH 


      Archives 7 Art Cinéma
      Cinémathèques & Festivals de Cinéma

    7 ART CINEMA
    Casablanca 1942 Michael Curtiz
    Casablanca

    Année : 1942

    Pays : Etats-unis – Drame / Romance - 1h42

    Réalisation : Michael Curtiz

    Avec : Humphrey Bogart (Richard 'Rick' Blaine), Ingrid Bergman (Ilsa Lund Laszlo), Paul Henreid (Victor Laszlo), Claude Rains (Capitaine Louis Renault, Préfet de Police), Conrad Veidt (Major Heinrich Strasser)...

    Infos Allociné :
    Genèse du film
    Casablanca est l'adaptation d'Everybody comes to Rick. Cette pièce écrite en 1938 par Murray Burnett et sa femme Joan Allison leur est inspirée par la rencontre d'émigrés fuyant le régime nazi. Leur but est d'illustrer leur périple de Marseille à Lisbonne et Casablanca. Début 1942, les droits de l'ouvrage sont achetés par la Warner Bros pour 20 000 dollars, le montant le plus élevé payé jusqu'alors pour une pièce inédite. Aeneas Mackenzie et Wally Kline commencent à travailler sur le scénario avant d'être rapidement remplacés par Julius J. Epstein et Philip G. Epstein. Ils finissent le premier tiers du script et suggèrent Claude Rains et Ingrid Bergman pour le casting. Humphrey Bogart est déjà rattaché au projet. Quelques jours plus tard, les deux frères reçoivent de l'aide d'Howard Koch. Ce dernier étoffe la dimension politique et morale du film. Le producteur Hal B. Wallis souhaitant mettre en valeur la relation amoureuse entre ses deux interprètes principaux envoie le scénario à Casey Robinson qui étoffe cette dimension de l'histoire. Le tournage commence alors fin mai sans que le script soit terminé.



    Bande Annonce VO : Casablanca 1942 de Michael Curtiz (Durée : 02m 23s)


    Humphrey Bogart
    Casablanca est le rôle déterminant qui permet à Humphrey Bogart d'accèder au statut de star internationale. Le comédien quitte les rôles de detective ou de gangsters qu'ils tenaient dans des films comme Le Faucon Maltais ou La Grande évasion de Raoul Walsh pour se transformer en héros romantique. Sa rencontre avec Lauren Bacall sur Le Port de l'angoisse confirme à partir de 1944 cette direction encore sensible au début des années cinquante dans des films comme L'Odyssée de l'African Queen de John Huston ou Sabrina de Billy Wilder. Entre temps, il tourne quelques rôles à contre-emploi comme ce chercheur d'or dévoré par l'appât du gain dans Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston.

    Ingrid Bergman
    Quand elle tourne Casablanca, Ingrid Bergman est déjà une star des écrans. La comédienne a triomphé à Hollywood avec le remake américain d'un de ses films suédois, Intermezzo. Elle tient ensuite la vedette dans quelques longs métrages comme Dr Jekyll et Mr Hyde de Victor Fleming. Après le succès de Casablanca, elle poursuit sa carrière aux Etats-Unis tournant notamment trois films avec Alfred Hitchcock parmi lesquels Les Enchaînés. Elle part ensuite pour l'Italie où elle collabore à plusieurs projets de Roberto Rosselini : Stromboli, Europe 51, Voyage en Italie...

    A la fin des années cinquante, on retrouve la comédienne chez Jean Renoir ou Stanley Donen. En 1978, Ingmar Bergman lui offre son dernier grand rôle dans Sonate d'automne face à Liv Ullmann.

    Un film Warner
    Film politiquement engagé du côté des alliés, Casablanca a été produit par la Warner. Depuis les années trente, le studio était très ouverts à des sujets sociaux. Pendant la guerre, la Warner était également très engagée. Le studio a notamment produit Confessions d'un espion nazi d'Anatole Litvak avec Edward G. Robinson en 1939 ou le pro-soviétique Mission à Moscou réalisé par Michael Curtiz juste après Casablanca en 1943.

    Un tournage chaotique
    Le tournage de Casablanca a été très difficile. Le scénario s'écrivait au jour le jour au grand mécontentement des comédiens. Humphrey Bogart et Michael Curtiz se disputaient souvent. Le comédien devait également subir les colères quotidiennes de sa femme qui pensait qu'il avait une liaison avec Ingrid Bergman. Les principaux acteurs avaient de nombreux doutes sur la qualité du film et étaient préssés d'en finir avec le tournage.

    Annonce casting
    Lors du lancement du projet Casablanca, Ann Sheridan et Ronald Reagan étaient annoncés comme les possibles interprètes du film. La Warner essayait seulement de faire parler de ces deux acteurs dont les noms ne circulaient plus dans la presse. Pour le rôle de Rick, Humphrey Bogart a été rapidement contacté. George Raft s'est montré très intéressé par le rôle mais n'a jamais réussi à convaincre les studios. Michele Morgan a été contactée pour incarner Ilsa mais ses tarifs étaient bien supérieurs à ceux d'Ingrid Bergman. La production préféra donc engager l'actrice suèdoise. Hedy Lamarr aurait également été approchée pour ce rôle mais elle était liée par contrat à la MGM et ne souhaitait pas travailler sur un projet sans connaître l'intégralité du scénario à l'avance.

    Paul Henreid
    Paul Henreid a été prêté contre sa volonté à la Warner pour tenir le rôle de Victor Lazlo par Selznick International avec qui il était lié par contrat. Le comédien craignait que ce rôle secondaire dramatique brise sa carrière de jeune premier romantique.

    Joy Page
    Joy Page qui joue Annina Brandel, la réfugiée bulgare, dans Casablanca est la belle-fille de Jack L. Warner, le chef du studio hollywoodien.

    Avion en carton
    Limité au niveau du budget, l'équipe de Casablanca ne pouvait pas avoir un véritable avion dans la scène finale. A la place, ils ont utilisé du carton avec comme équipage des nains pour donner l'illusion d'un appareil de taille réelle.

    Dernière minute
    Ecrit au jour le jour au moment même du tournage, le scénario ne disait pas lequel des deux hommes Ilsa choisirait à la fin. Désorientée par cette incertitude, Ingrid Bergman demanda conseil à Michael Curtiz qui lui repondit de "le jouer entre les deux". Ce n'est que deux semaines avant la fin du tournage que la décision fut finalement prise.

    Fin Alternative
    En 1987, une copie spéciale de Casablanca fut projetée au Festival du film de Rio avec une fin alternative. Ingrid Bergman n'y prenait pas l'avion. Elle retournait dans les bras d'Humphrey Bogart.

    Coupes
    Casablanca n'a pas pu sortir en Allemagne pendant la guerre. Le film était considéré par les autorités comme une oeuvre de propagande anti-nazie. Après la fin de la guerre, casablanca fut enfin projeté en Allemagne mais avec 20 minutes de coupes. Toutes les références au nazisme et le personnage du Major Heinrich Strasser ont ainsi été supprimés.



    Extrait VO : Casablanca 1942 de Michael Curtiz (Durée : 41 s)


    Le Rick's café
    Le "Rick's Café American" est inspiré de l'hôtel El Minzah à Tanger.

    Curtiz / Bogart
    Michael Curtiz et Humphrey Bogart ont tourné sept films ensemble. Casablanca marque leur cinquième collaboration. Avant, les deux hommes ont travaillé sur Le dernier round (1937) avec Edward G. Robinson et Bette Davis, Les Anges aux figures sales (1938) avec James Cagney, La Caravane héroïque (1940) avec Errol Flynn. Michael Curtiz tourne également plusieurs scènes de Marked Woman (1937) dans lequel Bogart tient cette fois-ci la vedette. Après le succès de Casablanca (1942), les deux hommes se retrouvent pour Passage to Marseille (1944) et la comédie La Cuisine des anges (1955).

    Dooley Wilson
    Le pianiste Sam est interprété par Dooley Wilson. La spécialité de cet acteur afro-américain était pourtant la batterie. Dans Casablanca, il ne fait que semblant de jouer du piano. L'acteur devait copier les mouvements de main d'Elliot Carpenter qui interprétait les vrais morceaux derrière un rideau. Dooley Wilson tournera plusieurs films par la suite parmi lesquels la comédie musicale Symphonie magique d'Andrew Stone. Le rôle de Sam avait été envisagé au départ pour une femme. Hazel Scott, Lena Horne et Edith Fitzgerald ont toutes les trois été envisagées par les producteurs pour jouer dans le film.

    Max Steiner
    Alors que Casablanca était en post-production, Max Steiner a essayé de s'opposer à l'utilisation de la chanson "As time goes by". Le compositeur qui avait notamment travaillé sur Autant en emporte le vent souhaitait à la place que la production utilise un titre qu'il aurait lui-même écrit. Ingrid Bergman étant déjà engagée sur le tournage de Pour qui sonne le glas, il était impossible de tourner de nouvelles scènes. Max Steiner dut donc se résigner à l'utilisation de la chanson d'Herman Hupfeld.

    Dernière réplique
    La célèbre dernière réplique de Casablanca prononcé par Humphrey Bogart : "Louis... Je crois que ceci est le début d'une merveilleuse amitié" aurait été ajouté quelques semaines après la fin du tournage à la demande de Hal B. Wallis.

    Acteurs juifs
    Pour interpréter les rôles de nazis, l'équipe du film a notamment fait appel à plusieurs juifs qui ne pouvaient que se sentir concernés par la gravité du sujet.

    Un succès public
    Alors que le film n'avait connu qu'un succès mitigé en preview, la Warner décide de le sortir à la hâte en novembre 1942 afin de profiter de l'actualité du moment. Les Alliés connaissent au même moment leurs premiers grands succès en Afrique du Nord. La bataille de Casablanca fait la une des journaux. Si la critique est tiède voire hostile envers le film, le public suit en masse. Casablanca triomphe début 1943 quand il sort dans un circuit plus général. Tourné pour un peu moins d'un million de dollars, il en rapporte quatre fois plus lors de son exportation en salles aux Etats-Unis. Le succès du film ne se dément pas avec les années. Casablanca est régulièrement cité dans divers sondages comme un des meilleurs longs métrages de tous les temps.

    Oscars
    Casablanca reçut huit nominations aux Oscars en 1944 pour ne finalement remporter que trois statuettes. Il fut récompensé dans les catégories meilleur scénario, meilleur réalisateur pour Michael Curtiz et meilleur film. Casablanca était également nommé dans les catégories meilleurs musique, montage, cinématographie, meilleur interprète secondaire masculin pour Claude Rains et meilleur acteur principal pour Humphrey Bogart.

    Une suite
    Le succès de Casablanca a amené les producteurs du film à envisager une suite aux aventures de Rick et Ilsa. Le projet devait s'intituler Brazzaville. Il est finalement tombé à l'eau après le désistement d'Ingrid Bergman. La seule suite officielle au film de Michael Curtiz est littéraire. A la fin des années 1990, Michael Walsh redonne vie aux personnages dans son roman "As time goes by".

    Parodies...
    Casablanca a donné lieu à de nombreuses parodies. La première est celle des Marx Brothers qui dès 1946 se lance dans Une nuit a Casablanca réalisé par Archie Mayo. Le développement aurait rendu furieux l'équipe du film de Michael Curtiz qui aurait menacé d'attaquer les trois comiques en justice. S'il ne subsiste aucune preuve démontrant l'existence de ces attaques, il reste les réponses que Groucho Marx faisait publier dans la presse. Il y menaçait d'attaquer Jack L. Warner pour l'utilisation du mot "Brothers" dans le nom de la société et laissait entendre qu'Harpo Marx reprendrait le rôle d'Ingrid Bergman. Certains critiques affirment que le comique essayait simplement ainsi de faire parler de son film et que le studio Warner Brothers n'a jamais menacé les frères Marx.
    Autre célèbre parodie, Tombe les filles et tais-toi d'Herbert Ross dans lequel Woody Allen tente de séduire Diane Keaton en suivant les conseils de Rick Blaine, le personnage incarné par Humphrey Bogart dans Casablanca.

    ...et émules
    Le succès de Casablanca a fait de nombreux émules. Ainsi de nombreux films s'inspirent en partie de l'intrigue et de l'atmosphère du long métrage de Michael Curtiz. Dans Passage to Marseille, le réalisateur retrouve Humphrey Bogart, Claude Rains, Sydney Greenstreet et Peter Lorre pour une nouvelle romance sur fond d'engagement politique. Michele Morgan y tient le rôle principal féminin. Paul Henreid, Claude Rains et Peter Lorre partent à l'aventure en Afrique du Sud dans La Corde de sable de William Dieterle avec Burt Lancaster. Le film est également produit par Hal B. Wallis. Casablanca sera par la suite décliné en deux séries télévisées, la première en 1955 avec Charles McGraw en Rick, la seconde en 1983 avec cette fois-ci David Soul dans le rôle principal.

    As time goes by
    La célèbre chanson jouée par Sam, "As time goes by", a été composée en 1931 par Herman Hupfeld pour "Everybody's welcome", un spectacle présenté à Broadway. C'était un des titres favoris de Murray Burnett, l'auteur d'"Everybody Comes To Rick's". Après la sortie de Casablanca, la chanson connut à nouveau un succès gigantesque restant en tête des "hit-parades" radios pendant plus de 20 semaines. Standard de la chanson américaine, le titre est repris à la fin des années cinquante par Frank Sinatra.

    Extraits des musiques de Casablanca à écouter dans la playlist MUSIQUES 7 ART CINEMA ! (Max Steiner | Main Title : The Immigrants; Morocco; 'Sam, I Thought I Told you Never to Play'; As Time Goes By; Flashback : Rick Remmenbers Paris; Love Scene; The Airport; Major Strasser's Death; '... the Beginning of a beautiful friendship).
     
    7 ART CINEMA |   |    |   LIEN   |  BANDES ANNONCES   |  PHOTOS  |  BAS  |  HAUT

    7 ART CINEMA
    Les Triplettes de Belleville 2003 Sylvain Chomet

    Les Triplettes de Belleville

    Année : 2003

    Pays : France / Canada / Belgique

    Animation / Comédie dramatique - 1h18

    Réalisation : Sylvain Chomet

    Avec Michèle Caucheteux (voix), Jean-Claude Donda (voix), Michel Robin (voix) et Monica Viegas (voix)...

    Infos Allociné :

    Trente ans les séparent
    Les Triplettes de Belleville est présenté en sélection officielle, hors compétition, au 56e Festival de Cannes. Un film d'animation français n'avait pas été présenté en sélection officielle depuis trente ans...

    La conception des décors
    Les principales références visuelles d'Evgeni Tomov, en charge des décors des Triplettes de Belleville, ont été des livres de photographies noir et blanc consacrés au Paris de l'immédiat après-guerre pour dessiner les séquences de l'enfance de Champion. Il a également eu recours à des documents sur les provinces pour dessiner les paysages du Tour de France, ainsi que de nombreuses photos du tour lui-même.

    La musique de M
    C'est Mathieu Chédid , alias M , qui interprète la chanson-phare du film. Le compositeur du film, Benoît Charest, détaille sa collaboration : "Il a travaillé à partir de ma composition. J'ai eu un peu de mal à le laisser s'en approprier au début, mais je suis ravi du résultat final, vraiment très heureux de ce qu'il en a fait".

    Trois équipes pour la 3D
    Trois équipes de différentes nationalités ont été nécessaires pour réaliser les effets 3D des Triplettes de Belleville. L'équipe belge s'est occupée des cyclistes et des véhicules du Tour de France, ainsi que des voitures de Belleville. L'équipe française a créé les images de la poursuite en voiture, et l'équipe canadienne s'est chargée de tout le reste.

    Hommages
    Sylvain Chomet rend de nombreux hommages au travers des Triplettes de Belleville : Charles Trénet, Django Reinhardt, Jacques Tati, Fred Astaire, Josephine Baker, Max Fleischer...

    Le style
    Les dessins de Sylvain Chomet, aussi bien dans son premier court métrage La Vieille Dame et les pigeons que dans son premier long métrage Les Triplettes de Belleville, montrent des intérieurs modestes mais chaleureux dans la France populaire des années cinquante et soixante, ainsi que des paysages parisiens. Sylvain Chomet explique pourquoi : "Parce que je viens d'un milieu d'origine plutôt modeste, et non pas d'un milieu chic. Je me sentirais incapable de mettre en scène des histoires qui se déroulent dans des milieux aisés. Je puise réellement mon inspiration dans ce que j'ai vécu".

    5 ans !!
    Le projet Les Triplettes de Belleville a été développé en cinq ans. Il devait être à l'origine le second segment d'un projet de trilogie du premier court de Sylvain Chomet, à savoir La Vieille Dame et les pigeons. Mais le réalisateur se rendit compte qu'il avait assez de matière pour réaliser un long métrage avec cette seule histoire.



    Bande Annonce : Les Triplettes de Belleville (2003) de Sylvain Chomet (Durée : 2 min)
     
    7 ART CINEMA |   |    |   LIEN   |  BANDES ANNONCES   |  PHOTOS  |  BAS  |  HAUT

    7 ART CINEMA
    Bonnie and Clyde 1967 Arthur Penn

    Bonnie and Clyde

    Année : 1967

    Etats-unis - Drame / Romance - 1h51

    Réalisation : Arthur Penn

    Avec Warren Beatty (Clyde Barrow), Faye Dunaway (Bonnie Parker), Michael J. Pollard (C.W. Moss), Gene Hackman (Buck Barrow), Estelle Parsons (Blanche)...

    Infos AlloCiné : Une histoire tirée de faits réels
    Le long métrage Bonnie and Clyde est tiré de faits réels. Bonnie Parker et Clyde Barrow, deux jeunes Américains originaires du Texas se rencontrent par hasard en janvier 1930. Elle, serveuse, et lui, poète fumeur de cigares et coiffé d'un béret, s'associent rapidement pour devenir le plus célèbre couple de criminels américains. Durant la période de la Grande Dépression des années 30, ils multiplient braquages et cambriolages, tuant au passage douze personnes, le tout au nez et à la barbe des autorités. En mai 1934, le couple est pris dans une embuscade. L'une des plus folles épopées qu'ait connu l'Amérique prend fin : Bonnie Parker et Clyde Burrow trouvent la mort dans le piège tendu par l'ancien gendarme Frank Hamer. Ils sont inhumés à Dallas.

    Un accueil controversé
    Avant même sa sortie en salles, Bonnie and Clyde fut critiqué pour la "glamorisation" qu'il faisait des deux tueurs. Sa violence et son humour noir furent également dénoncés. Mais au final, le long métrage reçut un accueil critique (dix nominations aux Oscars) et public impressionnant. L'engouement du jeune public pour le film peut s'expliquer par le fait qu'il met en vedette des héros aux comportements juvéniles, ludiques et en quête d'un épanouissement sexuel. Soit un véritable échappatoire pour une jeunesse alors à la recherche de nouveaux repères.

    Les couples hors-la-loi sur grand écran
    Si Bonnie and Clyde reste le film du couple hors-la-loi le plus célèbre du septième art, il en existe d'autres. Parmi les films mettant en vedette ce type de héros pas ordinaires, retenons J'ai le droit de vivre de Fritz Lang (1937) et Les Amants de la nuit de Nicholas Ray (1947).

    Bande Annonce : Bonnie and Clyde (1967) Arthur Penn (Durée : 2 min 57 sec)

    Bonnie Parker sur grand écran
    Neuf ans avant la sortie de Bonnie and Clyde, le réalisateur William Witney (Le Retour de Zorro, Le Maître du monde) s'était penché sur le destin de la jeune Bonnie Parker. Dans The Story of Bonnie Parker, l'Américain s'intéresse particulièrement aux méfaits de celle qui deviendra plus tard, en compagnie de Clyde Barrow, l'une des plus grandes figures de la criminalité. Dans le long métrage de William Witney, c'est l'actrice Dorothy Provine qui incarne Bonnie Parker.

    Arthur Penn et Warren Beatty
    Bonnie and Clyde marque la seconde collaboration du réalisateur Arthur Penn avec le comédien Warren Beatty. Les deux hommes avaient travaillé ensemble deux ans plus tôt sur Mickey One, Beatty n'étant alors qu'acteur, à la différence de Bonnie and Clyde où il cumule les fonctions de comédien et de producteur.

    Arthur Penn et Faye Dunaway
    A l'instar de Warren Beatty, la comédienne Faye Dunaway compte à son actif une seconde collaboration avec Arthur Penn. Trois ans après Bonnie and Clyde, l'Américaine s'est à nouveau illustrée devant la caméra du cinéaste dans Little Big Man.

    Deux Gene à l'écran
    Bonnie and Clyde bénéficie des présences de Gene Hackman et de Gene Wilder au générique. Le premier trouve avec le film son premier grand rôle, retrouvant pour l'occasion Warren Beatty avec lequel il avait travaillé trois ans plus tôt sur Lilith. Plus tard, en 1971, il connaît la consécration avec French Connection. Quant à Gene Wilder, c'est ses premiers pas sur grand écran qu'il effectue avec Bonnie and Clyde. Par la suite, il devient notamment un fidèle associé de Mel Brooks pour lequel il tourne Le Sherif est en prison et Frankenstein Junior, mais joue également pour Woody Allen dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander.

    Des scénaristes de renom
    Deux scénaristes de renom se sont attelés à l'écriture de Bonnie and Clyde : Robert Benton et Robert Towne. Le premier voit avec Bonnie and Clyde l'occasion de percer dans le septième art. Son scénario est accepté par Arthur Penn (qui en avait rejeté une bonne douzaine auparavant) et sa carrière est lancée : en 1979, Benton réalise le mélodrame Kramer contre Kramer, récompensé de deux Oscars. Quant à Robert Towne, c'est un fidèle de Warren Beatty qui tient régulièrement à s'octroyer ses services, quitte à ne pas le créditer aux génériques de ses films. Benton a ainsi participé à l'écriture de Shampoo, Le Ciel peut attendre ou A cause d'un assassinat.

    Un tournage hanté par le couple criminel
    Le tournage de Bonnie and Clyde se déroula sur les lieux mêmes où le couple de hors-la-loi commis ses crimes. Un respect de la réalité qui donna à l'équipe du film la sensation de marcher surs les traces de leur légende...

    Une doublure célèbre
    Bonnie and Clyde
    marque les débuts professionnels de Morgan Fairchild, alors dans le milieu théâtral de Dallas, et qui allait ensuite devenir une vedette du petit écran aux Etats-Unis. Dans le long métrage d'Arthur Penn, la jeune femme officie en tant que... doublure de Faye Dunaway.

    Un passage en musique
    L'histoire extraordinaire de Bonnie and Clyde n'a pas laissé insensible le compositeur et chanteur français Serge Gainsbourg. Celui-ci a en effet écrit une chanson, devenue très populaire, sur l'histoire du fameux couple de criminels. Intitulée Bonnie and Clyde, ce titre a été enregistré en 1967 avec les voix de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot.

    France :
    la Bonnie and Clyde mania

    Bonnie and Clyde remporta un joli succès en France (près de 1,9 millions d'entrées). Sorti au début de l'année 1968, le film influença considérablement la jeunesse de l'époque qui, pris d'affection pour le style rebelle des héros, emprunta le code vestimentaire de ces derniers.
    Il n'était ainsi pas rare de croiser de jeunes gens au "look" très Bonnie and Clyde dans les rues de Paris : béret, jupe longue, cheveux blonds lisses...

    Diffamations abusives
    Devant l'inattendu succès public rencontré par Bonnie and Clyde, de nombreuses personnes estimèrent avoir été diffamés et réclamèrent des dommages et intérêts en conséquence. Parmi celles-ci, retenons la soeur de Bonnie Parker, le neveu de Clyde Burrow ou encore le fils du Capitaine Hamer.

    D'un refus...
    A l'origine, le producteur Warren Beatty souhaitait embaucher François Truffaut pour incarner le personnage de Clyde Barrow. Devant le refus du Français, pris par la réalisation de Fahrenheit 451, et après avoir songé à Jean-Luc Godard, Warren Beatty se donna finalement lui-même le rôle.

    ... à l'autre
    A l'origine, le rôle de Bonnie Parker a été proposé à la comédienne Jane Fonda. Mais celle-ci, vivant en France à l'époque et ne désirant pas s'installer aux Etats-Unis le temps du tournage, a refusé l'offre. C'est finalement Faye Dunaway qui a incarné le personnage à l'écran.

    1968 : une forte présence aux Oscars
    Bonnie and Clyde
    a été l'un des films les plus en vue lors de la cérémonie des Oscars en 1968. Nommé dans pas moins de dix catégories (dont les principales), le long métrage d'Arthur Penn n'est reparti qu'avec deux statuettes : Meilleur actrice dans un second rôle pour Estelle Parsons et Meilleur photographie pour Burnett Guffey. Une déception au regard du nombre de nominations et du succès public remporté par le film.

    Pour plus de Photos voir la Galerie 7 ART CINEMA...
     
    7 ART CINEMA |   |    |   LIEN   |  BANDES ANNONCES   |  PHOTOS  |  BAS  |  HAUT

    7 ART CINEMA
    Requiem for a Dream 2000 D. Aronofsky

    Requiem for a Dream

    Pays : Etats-Unis

    Année : 2000

    Drame - 1h50

    Réalisation : Darren Aronofsky

    Avec : Jared Leto (Harry Goldfarb), Ellen Burstyn (Sara Goldfarb), Marlon Wayans (Tyrone C. Love), Jennifer Connelly (Marianne Silver), Christopher McDonald (Tappy Tibbons)...

    Infos Allociné :
    Coïncidences
    Uli Edel est le premier réalisateur à avoir adapté un roman d'Hubert Selby Jr, "Last Exit to Brooklyn", mais on lui doit aussi la réalisation de "Moi, Christiane F?", autre film sur l'enfer de la drogue.

    Et de deux pour Darren

    Requiem for a Dream est le deuxième long métrage du scénariste et réalisateur Darren Aronofsky. Son premier, Pi avait été découvert au Festival de Deauville 1998, avant de sortir en France en 1999.


    Bande Annonce VOSTF : Requiem for a Dream (2000) Darren Aronofsky ( Durée : 1 mn 15 s)




    Bande Annonce : Requiem for a Dream (2000) de Darren Aronofsky (Durée : 1 min 39 sec)


    Jay Rabinowitz, chef monteur
    Il a travaillé sur de nombreuses production indépendantes et il est le collaborateur attitré de Jim Jarmusch. Jay Rabinowitz a été assistant monteur sur Down by law et Mystery train avant de devenir chef monteur de Night on earth, Dead man, The year of the horse et Gost dog.

    Jared Leto (Harry Golfarb)
    Né en Louisiane, Jared Leto a débuté au cinéma dans Le patchwork de la vie de Jocelyn Moorhouse, dans lequel jouait également Ellen Burstyn. On a pu le voir depuis dans, Urban Legend de Jamie Blanks, La ligne rouge de Terrence Malick, Fight club de David Fincher, Une vie volée de James Mangold ou American psycho de Mary Harron.

    D'après Hubert Selby Jr
    Requiem for a Dream est la deuxième adaptation cinématographique d'un livre de l'auteur culte Hubert Selby Jr. Last Exit to Brooklyn, d'après un roman autobiographique écrit en 1964, avait été porté à l'écran par Uli Edel en 1988. Ludovic Cantet a consacré un documentaire à l'écrivain américain : Hubert Selby Jr, deux ou trois choses...

    Requiem for a Dream en France
    En l'an 2000, le film a été présenté hors compétition au Festival de Cannes et au Festival de Deauville
    ("Panorama").
     
    7 ART CINEMA |   |    |   LIEN   |  BANDES ANNONCES   |  PHOTOS  |  BAS  |  HAUT